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UPSI : Cultiver la confiance entre le secteur privé et le secteur public

Un entretien avec M. Serge FAUTRÉ,

Président de l’Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI-BVS),

AG Real Estate

Pourriez-vous nous rappeler les missions de l’UPSI-BVS ?

Centre de compétence et d’excellence, l’UPSI-BVS se positionne comme l’interlocuteur des pouvoirs publics pour tous les métiers de l’investissement et de la promotion immobiliers. Il fonctionne comme un espace de dialogue sur l’urbanisme, la fiscalité, la réglementation, la durabilité… Il veille à tenter à harmoniser les desiderata du secteur privé et ceux du secteur public mais aussi les positions de ses différents membres pour pouvoir parler d’une seule voix.

Quelle analyse faites-vous du marché de l’immobilier belge ?

Le marché est assez sain : les intérêts bas n’ont pas abouti à une offre spéculative excessive et en dépit du grand nombre d’acteurs les promoteurs font montre d’une sagesse certaine. Par ailleurs le marché de l’investissement est alimenté par une demande internationale assez diversifiée (Europe, Asie…) et le secteur résidentiel, qui représente le plus grand pan de l’immobilier dans le monde, bénéficie d’une démographie favorable. Nos principales préoccupations concernent la lourdeur administrative et la nécessité de trouver un équilibre raisonnable en termes de taxation de l’immobilier. Il nous faut aussi éviter la sur-construction dans le secteur résidentiel tout en proposant des prix justes à Bruxelles – ce qui n’est pas le cas dans d’autres villes européennes.

Quel regard portez-vous sur les charges d’urbanisme locales ?

Ces charges sont légitimes… à condition d’être établies à des niveaux normaux, harmonisés et utilisées en toute transparence dans les quartiers concernés par le développement immobilier. L’UPSI-BVS s’est notamment opposée à la taxation excessive, en Flandre, de l’augmentation du nombre de mètres carrés construits et la modification d’affectation en compensation du « béton stop ».

Quels autres obstacles voyez-vous à la construction de logements neufs et autres projets immobiliers ?

Il s’agit essentiellement de la complexité administrative et de la problématique des recours. C’est le phénomène bien connu du NIMBY (not in my backyard) : ceux qui manifestent pour sauver la planète sont souvent les mêmes qui refusent toute densification près de chez eux ! Le recours devient alors systématique et l’idéologie prime sur le bien commun. Ce qui ralentit les procédures et affecte les pouvoirs publics aussi bien que le secteur privé. Cette tendance doit être revue pour ne pas permettre tout et n’importe quoi… tout en respectant les droits élémentaires des individus. Cela dit je tiens à souligner que la construction de logements est largement encouragée par les pouvoirs publics, désireux de moderniser l’habitat et de répondre aux défis démographiques et environnementaux.

Quel est l’impact du BIM et des autres évolutions technologiques sur le secteur de la construction ?

Pour l’heure ces évolutions relèvent plus de l’anecdotique que du systématique. Il y a plus urgent : harmoniser les nombreuses normes techniques en vigueur dans le traitement des dossiers d’immobilier. C’est au secteur privé de développer et d’imposer des standards informatiques et des logiciels harmonisés pour la transformation de plans papier en plans numériques. D’un autre côté il faut bien reconnaître que la protection des données et la sécurité informatique constituent des freins au partage de plateformes numériques.

Quels sont selon vous les grands défis que les professionnels de l’immobilier devront relever dans les années à venir ?

Parallèlement à la problématique précitée des recours, il convient de cultiver la confiance entre le secteur privé et le secteur public : seul un dialogue régulier et constructif permettra de concrétiser la ville de demain. Il importe de garder l’idéologie, surtout extrémiste, à bonne distance de la construction, de l’économie et de la politique ! De même il nous faut définir une meilleure cogestion entre les différentes formes de mobilité, entre l’idéologie et la réalité, entre le présent et le passé, entre le public et le privé. Tout en restant attentifs aux futures évolutions technologiques dans le secteur de la construction.

Références